Europe :

Une brève histoire du Parti de la Gauche Européenne - European Left

Il y a douze ans, en juin 1998, des personnalités d’un certain nombre de partis de gauche, socialistes, Communistes et rouges-verts de l’Union européenne se sont rencontrées à Berlin à la veille des élections de 1999 au Parlement européen pour penser à de nouvelles formes et voies de coopération.


3 décembre 2010

Beaucoup de partis de l’Europe transformatrice, après une phase de réorientation difficile de leur politique après les bouleversements de 1989/90, avaient atteint la conclusion qu’il était temps de créer une collaboration plus concrète, afin de transmettre un profil commun à cette Gauche Européenne.

Suite à la réunion, treize partis de Gauche européens ont pour la première fois, en janvier 1999 à Paris, élaboré et passé un appel commun aux élections européennes adressé à tous les gens vivant dans l’UE. Dans cet appel, les partis participants ont formulé des buts communs et des idées clefs pour une Europe sociale et écologique, démocratique et de paix, sur base de la solidarité et aussi un plan de buts communs pour leur coopération dans l’UE. Après les élections de juin 1999, le Groupe Confédéral de la Gauche Unifiée Européenne/Nordic Green Left (GUE/NGL) au le Parlement européen a été formé sur cette base.

À la réunion mentionnée ci-dessus, le Président du PDS, Lothar Bisky, avait déclaré le besoin de penser au-delà des formes préexistantes de coopération parlementaire dans le Parlement européen et au NELF (New European Left Forum), et de concevoir de nouvelles voies de travail politique commun indépendantes de la voie dont des partis individuels déterminent leur rapport à l’Union européenne et les pas d’intégration en cours. Le fait de tenir compte des expériences historiques concrètes très différentes en matière de coopération des Gauches qui peuvent être utilisées dans le présent, n’est là d’autre part aucune raison pour laquelle la Gauche Européenne ne devrait pas aussi penser à la formation d’un parti européen commun.

Sur l’invitation de la coalition grecque des Gauches, les Mouvements et Écologie, SYNASPISMOS, ont été effectués, à la mi-mars 2003, une instruction de travail - passée et convenue à l’ occasion des réunions du NELF à Copenhague et Paris (2002) - pour lutter activement pour la création d’un Parti européen de Gauche. La même année, ont suivi de nouvelles réunions de travail par le groupe d’initiative, au cours desquelles les débats ont eu lieu à propos de la création d’un Document Politique de Base (le programme) aussi bien que sur la structure nécessaire et la base pour des transactions (les statuts).

En janvier 2004, finalement, a eu lieu à Berlin une réunion de partis, qui en passant un appel commun à tous les partis de gauche intéressés en Europe a déclenché l’initiative pour la fondation du Parti de la Gauche Européenne. 11 partis ont répondu à cet appel ; et d’autres représentants de partis présents à Berlin ont déclaré qu’ils observeraient activement le processus. (Appel de Berlin du 10 et 11 janvier 2004).

La réunion de suite d’Athènes du groupe initial (tous les partis ayant signé l’initiative de Berlin, ouverte aussi aux partis observateurs intéressées) a été d’accord, début février, pour la convocation du congrès de fondation pour les 8 et 9 mai 2004 à Rome. (Un groupe préparatoire international a été formé auquel ont adhéré les représentants de toutes les partis de l’initiative.)

Le 1er Congres du PGE en octobre 2005 à Athènes a adopté des Thèses Politiques, ou étaient analysées les expériences du Non français et néerlandais à la Constitution Européenne, et il fut décidé que le PGE allait présenter au 4ème Forum Social Européen (FSE) d’Athènes des propositions concrètes concernant la future forme de l’UE et de l’Europe toute entière, reliant les politiques avec la gauche sociale en Europe. De nombreux membres et activistes des partis membres du PGE étaient présents à plus de 200 évènements pour formuler des idées alternatives pour une autre Europe, une Europe qui se distingue fondamentalement des contraintes politiques néolibérales, qui permette et garantisse une participation large et démocratique de toutes les personnes vivant en Europe. En pratique, ceci fut démontré par les actions communes contre la directive européenne des Services, et par le rejet du « EU Port Package II » sur le dérèglement des ports en 2006. Dès le commencement, il y avait un accord sur le fait que le nouveau travail sur la création d’un parti de Gauche devait avoir lieu ouvertement et d’une manière transparente, que la question était d’impliquer l’adhésion des partis et de discuter des pas politiques concrets ensemble avec eux et avec les sympathisants. En même temps cela impliquait le domaine très sensible de la souveraineté et l’indépendance des partis - qui particulièrement au niveau européen avait beaucoup a faire avec "le patronage" par Moscou et d’autres centres de partis dirigeants d’état a l’époque de la confrontation des blocs Est-Ouest, avec des tentatives d’aller vers des chemins liés aux développements indépendants (le mot-clé : Eurocommunisme), avec les événements en Hongrie (1956), Prague (1968) et Afghanistan (1978) et les controverses en résultant au sein de la Gauche internationale.

Il tient aussi compte des processus autour de l’apparition de nouveaux partis de Gauche émancipatrice démocratiques, qui se sont gagnés une place respectée dans la société en raison de leur lutte pour des alternatives dans leurs pays respectifs.

Le Gauche en Europe consiste de diverses, et en partie opposées, formations politiques et sociales, différentes dans leur politique, programmes et perceptions du monde, différentes dans leur support et bases régionales, différentes dans leurs expériences et dans leur attitude envers l’UE. C’est pourquoi la dynamique de la rencontre de Berlin a promu la discussion dans les partis de Gauche en Europe, à cause de la situation décisive à laquelle ils font face. Cette situation décisive englobe l’approbation et des contradictions parmi les partis de Gauche hétérogènes et les mouvements. Tous sentent par cela que la Gauche en Europe confronte un choix historique.

Nous voulons faire notre contribution à la formulation et à la réalisation de stratégies politiques. Ceci est sans nul doute le défi central pour les partis de gauche dans l’UE et l’Europe, dans une situation ou la pensée néolibérale gagne apparemment de plus en plus de terrain dans les esprits ; comme s’il n’y avait pas d’alternative aux logiques de marché capitalistes, aux réductions de couts et à la démolition sociale, à la vente de la société toute entière.


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