Conseil départemental du 24 juin 2009 :

Rapport politique de Jean Louis Bousquet

Notre conseil départemental se réunit après le conseil national des 19 et 20 juin qui avance des propositions pour être à la hauteur de la situation politique et sociale dans notre pays et dessinent un calendrier de travail pour l’année qui s’annonce jusqu’en juin 2010.


29 juin 2009

Présentation des résultats dans l’Hérault :

Front de gauche : 25 562 voix soit 8,90% (2004 : liste PCF 20452 voix soit 7,61% (+ 5 110 voix soit +1,29%)),

PS : 41 317 voix soit 14,39% (2004 : 72 569 voix 26,99% (- 31 252 voix soit – 12,6%)),

UMP : 79 236 voix soit 27,59% (2004 : 38 893 voix soit 14,47% (+40 343 voix soit +13,12%)),

MoDem : 19 199 voix soit 6,69% (2004 : comparaison difficile puisqu’il s’agissait de l’UDF 31 037 voix soit 11,54% (-11 838 soit – 4,85%)),

FN : 22 961 voix soit 8% (2004 : 32 655 soit 12,15% (-9 694 voix soit -4,15%)),

NPA : 16 558 voix soit 5,77% (2004 : LCR fait 7810 voix soit 2,90% (+8 748 voix soit +2,87%)),

Europe Ecologie : 49 157 voix soit 17,12% (2004 : les Verts 25 268 voix soit 9,40% (+23 889 voix soit +7,72%)).

Il ya eu 41,73% de votants contre 42,60% en 2004 soit -0,87%.

Il y a confirmation des tendances nationales : un niveau d’abstention très important (mais un peu plus qu’en 2004), un net recul du PS, une percée d’Europe Ecologie, un MoDem qui n’atteint pas les objectifs annoncés, le « Front de gauche pour changer l’Europe » qui réussit son pari et le NPA qui paye son attitude d’isolement tout en progressant sur le score de la LCR en 2004.
Dans l’Hérault, on peut constater sur les 3 grandes villes des tendances différentes :

Montpellier : 4 040 voix soit 7,64% contre 2 509 voix soit 4,89% en 2004 (+1531 voix soit +2,75%),

Béziers : 1 347 voix soit 8,25% contre 1441 voix soit 8,55% en 2004 (-34 voix soit -0,3%),

Sète : 2094 voix soit 17,12% contre 1997 voix soit 17,06% en 2004 (+97 voix soit +0,06%).

S’il le souhaite, chacun dira les observations sur son secteur et les chiffres. Il est difficile de dégager une tendance générale sur le département. Il semblerait que là où l’on est très fort, on le reste mais pas avec un progrès sensible, par contre beaucoup d’endroits où notre score était en 2004 inférieur à 5%, la progression est plus forte.
Montpellier avec +153 voix représente à elle seule 30% de la progression de nos voix dans le département.

Je pense qu’il ne faut pas bouder notre plaisir face aux bons résultats du « Front de gauche pour changer l’Europe » ; Francis Wurtz déclarait que c’est la première fois depuis 30 ans que nous réalisons un progrès entre 2 élections de même nature. Apprécions l’élection de 5 députés dont trois communistes, ce qui était loin d’être acquis il y a quelques mois, où l’on ne nous citait même pas dans les sondages.
L’engagement militant a contrarié les tendances, un engagement militant qui a porté la volonté d’une autre Europe et le démarrage d’une perspective de rassemblement sur des bases de gauche. Je remercie toutes celles et ceux qui se sont investi sans compter dans la réussite des 4 grands meeting héraultais, dans les 120 débats qui sont été tenus, dans une présence au cœur des rassemblements sociaux, dans la distribution du matériel, le collage des affiches, les portes à portes ciblés. Il commençait à y avoir une ambiance et une dimension citoyenne qui ressemblait à la mobilisation de 2005 contre le TCE.
On peut tout dire mais je tiens à souligner une chose en particulier : c’est l’action de la jeunesse communiste sur Montpellier qui a été exceptionnelle et qui est porteuse d’avenir pour le communisme.

Bref, il y a eu un « maillage » du terrain et malgré l’ostracisme des médias, les militants ont fait bouger les lignes. Et même si nos ambitions ne se limitent pas aux résultats obtenus, mais si l’on mesure l’étendu du chemin à parcourir, apprécions que pour cette échéance, dans le contexte actuel, nos objectifs ont été atteints.
Notre congrès avait inscrit les élections européennes dans une perspective stratégique générale à savoir : « une construction unitaire permanente à gauche avec des cadres, des fronts, des alliances adaptés aux contenus portés et aux échéances affrontées » avec la volonté d’inscrire ces constructions dans une « dynamique politique nationale d’action et d’élaboration d’un nouveau projet politique de transformation ».
L’ambition visée est celle de la construction majoritaire alliant dynamique et l’union de forces politiques de gauche décidées à porter ce projet.

Sans en faire plus que ce que c’est nous verrons de faire la preuve qu’une réelle dynamique de campagne militante et unitaire c’est développée autour de cette démarche.

Je rappelle les progressions par circonscriptions :
- +1,85% dans la circonscription centre mais pas d’élus.
- +1,69% dans notre circonscription du sud ouest.
- +1,02% dans l’est.
- +0,84% dans le sud est.
- +0,48% dans l’ouest.
- +0,28% en Ile de France.
- +0,04% dans le nord.

Voici quelques éléments d’un sondage (qui n’est qu’un sondage) « sortie des urnes » sur les personnes qui ont voté pour le « Front de gauche pour changer l’Europe » :
- 20% des électeurs ont moins de 30 ans,
- 22% ont de 30 à 49 ans,
- 58% ont plus de 50 ans.

Les catégories moyennes ou supérieures du salariat, les diplômés bac +2 et supérieur sont plus représentés que les ouvriers et les salariés. 72% des votants « Front de gauche pour changer l’Europe » ont voté « non » en 2005.
47% se disent proche du PCF, 18% de l’extrême gauche, 11% déclarent avoir voté Besancenot en 2007, 23% se disent proche du PS.

Un point sur l’abstention : L’abstention record touche tous les pays de l’Union. Cela doit nous interpeller parce qu’après les mobilisations sociales, la colère n’a pas pris le chemin des urnes.
Cela est sans doute du la défiance, le sentiment d’impuissance, à la non campagne de la part de l’UMP et du PS, au découragement. Cela est préoccupant, il faut que nous sachions lier les choses.
Mais cela n’enlève rien aux points que nous avons marqués.

UMP : En fait, elle a su fort bien mobilisé le socle de l’électorat de droite. Il y a un net recul du FN et des listes de De Villiers et de CPNT. Nicolas Sarkozy va s’appuyer dessus pour faire repartir à toute allure le train des contre-réformes : lors de son allocution devant le congrès avec une mise en œuvre très solennelle, après des formules vantant le « modèle français » et critiquant le « capitalisme financier », il prépare l’opinion à de nouveaux mauvais coups comme vous avez pu voir. La riposte sera l’une de nos urgences.

PS : Marque bien une crise du PS. C’est un résultat qui sanctionne une ambigüité sur les orientations.

Europe Ecologie : 16,28%, l’alliance Bové, Cohn-Bendit, Eva Joly a marché. Il ya une interrogation sur l’avenir de la planète.

NPA : Il ya certes un échec avec sa stratégie d’isolement mais augmente quand même.

Rapport de force au Parlement européen : PPE : 264 membres avec des poussées inquiétantes des extrêmes droites et des populistes. Socio-démocrates : 161 membres contre 217 en 2004. Libéraux : 80 contre 100 en 2004. Verts : 53 contre 43 en 2004 GUE/GNL : 34 députés contre 41 (-7) en 2004.

Et maintenant ???

Le Conseil national de notre parti fait la proposition de 4 axes de travail :
- amplifier les mobilisations contre la politique de Sarkozy et les rassemblements autour de solutions alternatives.
- Poursuivre et élargir la démarche engagée avec le « Front de gauche ».
- Lancer la bataille des élections régionales avec l’ambition de construire des majorités régionales de gauche sur des projets ambitieux de lutte contre la crise.
- Franchir un cap dans les transformations du Parti pour le rendre plus efficace et plus utile à nos combats.

I – Sur les mobilisations.

En appui sur le succès relatif des élections européennes et sur une faible mobilisation le 13 juin, il y a une instrumentalisation du vote écologiste. Le gouvernement va pousser son avantage sur la sécurité, les retraites, la taxe climat énergie, les privatisations.
Nous avons des axes de bataille : la privatisation de La Poste, la pétition sur les projets de loi que nous avons déjà défendu en mai, les enjeux écologiques (nous devons être des acteurs plus déterminés sur ces combats et sur un nouveau mode de développement), ma réforme des collectivités territoriales (vise la suppression de ½ des élus et d’un 1/3 des emplois dans les collectivités. Cela conduit à l’éloignement des élus du citoyen et de faire des collectivités autour de grandes métropoles des instruments plus performants du libéralisme.

II – Le Front de gauche.

Casser ce qui a été construit ou le limiter à ce qu’il est aujourd’hui aurait des conséquences désastreuses. Il y a une suite à cette histoire : l’initiative du 3 juillet à la Mutualité proposée à nos partenaires et avec des syndicalistes, des intellectuels et des économistes pour travailler sur les contenus avec pour objectif la tenue de nouvelles batailles en commun sur les questions sociales, la démocratie et les libertés et les enjeux écologistes par exemple. Réfléchir sur quelle implication citoyenne ? quels lieux de rencontre ? Ne rien structurer qui rétrécirait notre démarche et qui à conduit à l’appel à élargir le Front de gauche. La démarche d’élargissement doit à nos yeux porter plus loin encore. C’est tout le peuple de gauche qui souffre de l’absence d’alternative. Le rassemblement que nous visons a vocation à devenir un rassemblement majoritaire, porteur d’espérance pour tout notre peuple. Nous savons que l’état et les positions actuelles du PS, les consignes sectaires du NPA, l’irruption d’Europe écologie qui prétend transcender le clivage droite-gauche constituent aujourd’hui des obstacles à ce large rassemblement. Il ne suffira pas d’appels dans le vide au grand rassemblement de la gauche pour y parvenir. Voilà pourquoi nous croyons à la démarche constructive qui est la nôtre, centrée sur la construction transparente de l’unité autour de projets.

Nous ne figeons pas la frontière de nos appels au rassemblement sur les consignes de telle ou telle direction de parti. Tout peut bouger en faisant appel aux acteurs des mouvements sociaux, aux électrices et électeurs de gauche dans leur diversité, électeurs du NPA, électeurs socialistes ou écologistes. Ensemble, nous les appelons à construire le projet qui va nous unir. Le projet, c’est à dire les contenus, les objectifs et les moyens que nous nous donnons pour y parvenir. S’adresser à toutes et tous sans exclusive sur une démarche exigeante peut créer des dynamiques plus fortes que les frontières que certains veulent ériger et rendre infranchissables.

C’est en ce sens que le Conseil national a adopté le principe d’une adresse à notre peuple, à toutes les femmes et hommes de gauche, à toutes les forces de la gauche sociale et politique, que nous pourrions lancer après le discours de Nicolas Sarkozy de lundi pour travailler aux ripostes et aux projets alternatifs nécessaires, à la construction d’un Front majoritaire capable de porter un projet de changement réellement alternatif à la politique de la droite actuelle.

III – Les élections régionales.

Prochain grand rendez-vous électoral, dernier auprès de l’ensemble des Français avant la présidentielle. Il vaudrait mieux ne pas se louper.

La question qui est posée : les régions seront-elles un lieux de résistance et de propositions contre le libéralisme ou au contraire un lieu d’appui à la politique de la droite pour casser tout ce qui reste du fameux modèle social français ?

Poser la question, pour les communistes, c’est y répondre :
- Ne pas laisser la droite reconquérir la région.
- Travailler à créer les conditions de majorités politiques régionales clairement ancrées à gauche sur des projets nettement plus combatifs que ceux mis en œuvre depuis 5 ans.

Le bilan depuis 2004 des 20 régions à majorité de gauche est bon. C’est un point d’appui. Imaginons ce que la droite ferait si elle revenait à ca stade de pouvoir. Blanc, Couderc et le FN ont bien illustré cela pendant 18 ans. Mais nous voulons faire bien plus avec les régions face à la crise du système capitaliste. Nous voulons qu’elles soient des points d’appuis beaucoup plus solides contre les politiques patronales et de droite, quelles s’opposent à la restructuration des territoires et qu’elles s’engagent beaucoup plus dans la réduction des inégalités sociales et territoriales.
Je dis cela en quelques phrases mais cela sous-entend un travail important des communistes entre eux, avec les populations et avec les autres forces de gauche. D’autant plus que le PS parle de rassemblement à gauche sans ouvrir de débat sur le projet, que les Verts « sur un petit nuage » depuis le 7 juin parlent d’autonomie, que le NPA propose un rassemblement à LO, aux Alternatifs, la Fédération, au PG, au PCF qui refuserait d’entrer dans des coalitions de gestion, et le PG propose d’élargir le « Front de gauche ».
Arrêter aujourd’hui d’en haut une stratégie parait loin des urgences et comme nous l’avons fait aux élections européennes le comportement des communistes fera bouger les lignes, rien ne serait pire que de déterminer maintenant une configuration électorales maintenant. Une configuration arrêtée une fois pour toute ! Donnons-nous les moyens du rassemblement le plus large et le plus ambitieux possible sur les contenus.

Nous proposons de travailler sur les contenus (entre nous, avec les autres partis, avec la population). J’entends par là :

1- Ce qui s’est fait depuis 2004 sans laisser aux autres ce qui est positif

2- Nos ambitions sur le contenu pour le prochain mandat. Sur quelles ambitions de contenu pourrions-nous d’ailleurs commencer à travailler ?

Le pouvoir entend tout à la fois organiser l’appauvrissement et le désengagement des politiques publiques à l’échelon régional, et le pilotage autoritaire du pouvoir central. Il rêve de faire des régions un relais efficace de ses stratégies de mise en concurrence des territoires et des populations. Ce projet se combine, de son point de vue, avec une visée de développement de quelques grandes aires métropolitaines à même de rivaliser dans la compétition internationale.

Nous opposons à cette conception une autre vision du développement des populations et des territoires, affirmant le fait régional pour promouvoir des régions solidaires, créatives et innovantes, écologiques, citoyennes, ouvertes à l’Europe et au monde.

Nous plaçons au cœur de nos propositions l’enjeu de développement des services et des politiques publics dans les territoires, à commencer par les compétences directes des régions (éducation, transports, formation professionnelle), mais plus largement (santé, culture, jeunesse...) ; les enjeux de réduction des inégalités ; ceux de l’emploi et de la maitrise publique des financements et des crédits ; les enjeux de démocratie participative ; ceux des politiques écologiques, visant notamment la construction d’une « empreinte écologique régionale ».

Sur tous ces sujets, l’heure est à l’ouverture sans délai de débats publics sur la construction de ce qui pourrait constituer les pactes d’engagements régionaux sur lesquels nous voulons aller à la bataille électorale. L’été doit être mis à profit pour prendre de premières initiatives et travailler sur ces projets.

Il s’agit de dégager du sens et du concret, en répondant à ces questions : quelles politiques régionales utiles aux populations face à la crise ? Quels projets de solidarités dans les territoires ? Quelle ambition démocratique ? Quel engagement des régions face aux projets de remodelage de la société par la droite ?

3- Être à l’écoute des propositions du mouvement social. A titre d’exemple, le communiqué unitaire de la CFDT, UUNSA, CGT, FSU, Solidaires et autonomes sur les clauses sociales dans les marchés publics. Ce que nos camarades en Bretagne sont arrivés à faire.

Le calendrier suite aux décisions du Conseil national :
- le 4 septembre, un conseil national sur les questions de la jeunesse.
- les 26 et 27 septembre : réunion sur les élections régionales.
- 11 octobre : Conférence régionale du Languedoc Roussillon sur la question des régionales.
- le 24 ou 25 octobre : réunion du Conseil national conclusive sur les régionales, les orientations nationales y seront arrêtées.
- 21 novembre : réunion du Conseil national sur les questions des nouveaux modes de développement.

Sur le Languedoc Roussillon, la question de la tête de liste, elle regarde tout le monde et pas seulement le parti majoritaire à gauche. Il y a là un problème ici que nous devons dépasser mais il ne sert à rien de le cacher puisqu’il est dans toutes les têtes. Mais ce n’est pas là la question première.

IV - Avancer vers les transformations du Parti

L’élection européenne vient encore d’en faire la démonstration : l’alternative politique a besoin d’un Parti communiste, tout à la fois plus nombreux et présent sur le terrain, plus imaginatif, plus attractif, porteur d’un projet profondément renouvelé. La commission chargée de travailler, conformément au mandat du Congrès.

La commission devrait travailler tout l’été pour mettre en débat un premier document d’étape courant septembre. Un site participatif type Wikipédia sera ouvert aux membres de la commission et consultable par tous les adhérents pour rendre transparent ce travail.

La commission devra chercher à organiser son lien permanent avec les adhérents. Elle envisage de travailler en recherche-action avec un panel d’organisations, sections, comités départementaux.

Les champs de travail plus précis seront discutés et adoptés lors de la réunion du 4 juillet.

Les grandes échéances que nous nous fixons pour avancer dans l’année qui vient sont doubles et conformes à ce qui a été acté par le congrès : une assemblée nationale des délégués de section début décembre 2009, soit les 5-6 décembre, soit les 12-13 décembre ; et un congrès d’étape que nous pourrions tenir en juin 2010.

Sur notre campagne d’été, je l’ai déjà dit, nous aurons du pain sur la planche et les thèmes d’activité seront nombreux. Début juillet, nous pourrions distribuer notre adresse dans le pays tout entier.

Par la suite, nous pourrions lancer tout l’été un grand programme de rencontres avec les milieux populaires. Le secteur communication travaille pour cela à l’édition d’un journal d’été, ludique et politique, qui soit le support de rencontres conviviales en direction de ceux qui partent en vacances (campings populaires, péages, plages) et de ceux qui ne partent pas (quartiers et animations d’été, bases de loisirs, bals, parcs d’attractions). Nous pourrions chercher à donner à ces points de rencontre, notamment dans les quartiers et devant les entreprises, une dimension solidaire et festive. Ceux qui souffrent de la crise en ont besoin. Dans ce journal d’été figurerait une carte pétition adressée au Président de la république sur nos trois projets de loi. Utilisons également toutes les occasions de rencontres et de débats créées par nos fêtes locales.

A la fin de l’été, nous tiendrons notre université d’été les 28, 29 et 30 août au Vieux Boucau.

Enfin, évidemment, il est temps de se lancer en grand dans la préparation de la Fête de l’Humanité. Le premier rendez-vous national de la vignette aura lieu le 24 juin au siège du Conseil national. Nous savons tous combien la vente de la vignette est un précieux moyen de rencontre populaire.

Voilà, chers camarades, comme vous le voyez, nous avons de quoi discuter et de quoi faire. C’est en quelque sorte la rançon de notre dynamisme retrouvé.


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