Sarkozy Show :
Les réactions du PCF.
30 janvier 2012
Sarkozy : le massacre de la protection sociale comme seule ambition
Le président de la république a dévoilé hier une partie de ses objectifs : se débarrasser de la protection sociale à la française. Derrière le paravent de la compétitivité, il décide non seulement d’exonérer la totalité des cotisations familiales pour les salaires allant jusqu’à 2,1 fois le SMIC, mais aussi d’augmenter la TVA à 21,6%. Quelle entourloupe !
La fiscalisation du financement de la protection sociale n’est pas la solution. Au contraire, il faut revenir à un financement adossé au travail qui est le lieu de la création de richesses. Il faut faire cotiser les revenus financiers à la même hauteur que les revenus du travail et non faire miroiter pour le mois d’août une très hypothétique taxe sur les transactions financières à hauteur de 0,1% .
La machine de guerre contre le monde du travail est lancée par le président-candidat. La déréglementation du dialogue social avec la primauté sur la loi donnée à des accords d’entreprise est un cadeau attendu depuis longtemps par le patronat. La gauche doit être l’alternative forte et crédible à ce massacre programmé. Avec plus de 300 000 exemplaires vendus, le programme du Front de Gauche « l’Humain d’abord » en est la pierre angulaire.
Parti communiste Français,
le 29 janvier 2012
Sarkozy : « Coup de poignard dans le pouvoir d’achat populaire »
Je suis scandalisé par les annonces de Nicolas Sarkozy ce soir.
Au terme d’un quinquennat qui a poussé le pays dans la récession et saccagé l’emploi industriel, il décide, à quelques semaines des élections, deux énormes nouveaux cadeaux au patronat. Premier cadeau : un allègement de 13 milliards d’euros de cotisations sociales patronales essentiellement payé par une hausse de la TVA, autrement dit un coup de poignard dans le pouvoir d’achat populaire. Second cadeau : la possibilité pour le patronat d’échapper à toute durée légale du temps de travail par le biais d’accord dit de compétitivité. Tout le reste est à l’avenant : matraquage mensonger sur le coût du travail, règle d’or pour les collectivités locales, nouvelle mesure de déréglementation du marché immobilier sous prétexte de crise du logement.
Tout cela n’est que l’énième et dernier coup de force présidentiel. Les privilégiés et les financiers auront été servis jusqu’au bout. Les salariés n’ont plus rien à attendre de ce pouvoir. C’est maintenant à la gauche de construire une alternative solide et le Front de gauche va y consacrer toutes ses forces.
Pierre Laurent
le 29 janvier 2012



