Iran :

Discours d'André Chassaigne devant le Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI).

La conférence tenue à l’initiative du Comité parlementaire pour un Iran laïc et démocratique, a réuni pour l’occasion de nombreux députés, Mme Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne, son avocat Me Henri Leclerc président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, Paddy Ashdown, Haut représentant et envoyé spécial de l’UE en Bosnie de 2002 en 2006, Jacques Attali, économiste, écrivain et ancien conseiller de François Mitterrand, Aude de Thuin, créatrice du Women’s Forum, Sid Ahmed Ghozali, anicien premier ministre algérien et François Colcombet magistrat et ancien député et Marzieh Babakhani, une réfugiée iranienne qui a survécu à son immolation par le feu au lendemain du 17 juin2003. Elle a été longuement applaudie par une salle debout après son témoignage bouleversant sur cette décision qu’elle « ne regrette pas ».


26 mai 2011

Derrière ces engagements individuels des membres du CNRI, il y a l’engagement de tout un peuple

Je voudrais dire que comme la présence de tous les parlementaires ici, ma présence est une présence réfléchie, une présence consciente et porteuse d’un engagement déterminé, l’engagement des nombreux parlementaires que nous sommes et qui, aujourd’hui, se manifeste par une forme d’arc-en-ciel – arc-en-ciel auquel je voulais rajouter ma couleur spécifique – et avec un vert qui en plus, aujourd’hui, est le vert de l’espoir, je voudrais dire que ce que je ressens très fort et que, je crois, que nous ressentons très fort, c’est que le pire des scandales est lorsqu’on s’habitue au scandale.

Aujourd’hui, il faut qu’on dise d’abord à quel point nous sommes choqués, scandalisés, effectivement, par ces attaques successives, mortelles et quelquefois d’ailleurs qui, sans être mortelles, sont lourdement psychologiques, sur le camp d’Ashraf et à quel point nous dénonçons ce qui se passe actuellement.

Je voudrais dire aussi l’admiration que nous avons pour le combat du Conseil national de la résistance iranienne et pour vous-même, madame la présidente.

Je dirais, pour croiser chaque semaine, devant l’Assemblée nationale, des représentants de votre résistance, que c’est pour moi, qui suis un militant, une raison supplémentaire d’être présent aujourd’hui parce qu’on sent que derrière ces engagements individuels des membres du Conseil national, il y a l’engagement de tout un peuple.

Je voudrais dire aussi qu’au-delà de la solidarité que nous manifestons aujourd’hui, c’est l’exigence d’une solution qui doit être une solution pacifique, qui doit être une solution démocratique et qui implique un engagement déterminé des Etats de cette planète, en particulier de l’Union européenne et en particulier de la France.

C’est ce que nous tous, parlementaires de toute couleur, de toute sensibilité politique, nous essayons de faire avancer au sein de l’Assemblée nationale et, plus largement, au sein du Parlement. Parce que cette solution pacifique démocratique, elle est urgente. Il n’est pas possible d’attendre parce que je crois que si nous n’arrivons pas très rapidement à ce qu’il puisse y avoir un débouché dans lequel vous aurez une place déterminante au regard du combat que vous conduisez, si nous n’arrivons pas à avoir ce débouché, ce sera un drame, un drame terrible au-delà de ce que l’on peut dénoncer aujourd’hui, au-delà des engagements toujours insuffisants que l’on peut avoir et chacun d’entre nous en portera une grande responsabilité.

André Chassaigne.

Voir le compte rendu de la rencontre sur le site du CNRI.


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