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Le PCF à la recherche d'une nouvelle "union populaire".

Sabrina Ould Aklouche et Nicolas Cossange sont les chefs de file des communistes héraultais pour les Régionales. Ils vont rencontrer l'ensemble des forces de gauche.

"Nous sommes dans une situation à l'américaine, les plus pauvres ne sont même plus pris en compte dans les discours politiques". Nicolas Cossange, 29 ans, assistant d'éducation à Béziers, tout comme Sabrina Ould Aklouche, étudiante en science politiques à Montpellier, les chefs de file des communistes héraultais*, ont bien l'intention de ramener un peu de citoyenneté dans les prochaines élections régionales. C'est d'ailleurs sur ces représentants jeunes (29 et 20 ans) que le PCF héraultais compte pour lancer une campagne qu'il a pris à l'envers des autres partis. "Nous désignerons le chef de file régional du PCF le 4 juillet et la tête de liste régionale fin septembre" informe Michel Passet, secrétaire départemental. Car, fait-il remarquer, "à quoi sert de désigner très tôt une tête de liste que tout le monde conteste le lendemain (Ndlr allusion à Dominique Reynié pour la droite) ou en désigner deux et se chamailler ? (allusion au PS) Nous avons une démarche différente et on en est fier."

D'ici là en effet, les communistes héraultais, comme ceux des treize départements de la future région, vont rencontrer leurs partenaires du Front de gauche, mais aussi EELV, Nouvelle donne, des militants et personnalités socialistes ... "Nous voulons construire des dynamiques politiques et citoyennes jusqu'aux urnes, "développe Michel Passet, qui mettront en échec la droite et l'extrême droite et ouvriront la possibilité de politiques publiques de gauche offensives". Conditions sine qua non d'une entente : le refus de la politique d'austérité, des régions aux service de l'égalité et non de la compétition entre territoires. Ce que redoute le PCF qui est fondamentalement hostile à la réforme territoriale. "Il faudrait des changements considérables dans la politique gouvernementale pour que nous soyons sur une liste avec le PS au premier tour", précise d'ailleurs Michel Passet qui a rencontré la fédération du PS récemment. En revanche, au deuxième tour "la question risque de se poser de battre la droite et l'extrême droite de quelque façon que ce soit, n'oublions pas ce qui s'est passé en Languedoc-Roussillon en 1998." La possibilité d'une fusion avec la liste du PS existe donc "pour faire entendre les voix anti-austérité", mais avec une totale liberté de vote au sein du conseil régional, précise Michel Passet qui ajoute que le PS héraultais n'a rien trouvé à y redire.

Bref à l'inverse des autres, le PCF ne part pas avec un nom à la bataille mais avec l'exigence "d'une vraie citoyenneté". "Les gens se sentent agressés, délaissés par une politique, des décisions qui vont souvent contre eux et sont prises sans eux", insiste Michel Passet. C'est le cas des jeunes. "Nous sommes une des régions les plus jeunes et les plus pauvres de France. Malheureusement, ça va ensemble", ponctue Sabrina Oulk- Aklouche, déjà en campagne.

Annie Mendras

La Marseillaise/l'Hérault du jour du 25 juin 2015

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