Compte rendu :

1ere RÉUNION FRONT DE GAUCHE à BÉZIERS

Jeudi 16 décembre, au Centro espagnol une assemblée citoyenne, composée essentiellement de militants, d’associatifs et de syndicalistes, a répondu à l’invitation des candidats du Front de gauche à s’engager dans la double bataille électorale des présidentielles et des législatives.

Un riche débat a succédé à l’introduction de Paul Barbazange et Françoise Péralta candidats dans la 6éme circonscription de Béziers qui regroupe ses 4 cantons, 16 communes de Bassan à Lespignan. Les intervenants ont choisi parmi la grande diversité des thèmes quelques aspects politiques, économiques, sociaux déterminants.


20 décembre 2011

Politiques : La "violence jusqu’au bout" du sarkozisme et du Medef visant à la démolition méthodique de tous les acquis du Front populaire, de la Libération, des luttes. Et les réponses que cherche à y apporter le Front de gauche, portées à Béziers par la candidature de Jean-Luc Mélenchon (FG) à la présidentielle, et aux législatives P. Barbazange (PCF) / F. Péralta (personnalité syndicaliste, sérignanaise), en accapplication du double accord national portant sur ces deux élections. L’équilibre et diversité sont donc réalisés en Biterrois ! Si l’accord départemental n’est pas encore conclu dans l’Hérault c’est en raison de divergences d’appréciations entre PCF et PG. Ce dernier exigeant deux circonscriptions (Montpellier VIII et Bédarieux). Dans notre circonscription l’ensemble des candidats du Front de gauche étant désignés, il aurait été fâcheux de perdre du temps. D’autant que Le Pen, Sarko, Bayrou et Hollande sont en campagne et que l’abstention risque comme en 2002 de favoriser droite et extrême droite !

Économiques : Le monde capitaliste traverse la plus grave de ses crises, plus grave que celle de 1929 qui a conduit à la 2ème guerre mondiale. S’il reste maître du jeu, ce régime n’a d’issue que dans une évolution autoritaire lui permettant de maintenir le taux d’exploitation. Les militants du Front de gauche du Biterrois y opposent un avenir socialiste et démocratique pour la France et l’Europe. L’enjeux est à ce niveau, c’est ce qui rend parfois les débats si difficiles, âpres. C’est ce qui inquiète et décourage certains. Face à cette situation nouvelle les "solutions du passé" du type Union de la gauche, de 1981 ou Gauche plurielle, comme en 1997 ont amplement démontré leurs limites et le mot est faible, utilisé ici par pure diplomatie. Nous devons nous orienter vers autre chose, trouver ensemble une autre démarche : "Le programme partagé" du Front de gauche n’est pas un succédané, petit bras, du programme commun, c’est un outil perfectible, à bouleverser, à bousculer par les mobilsations, les luttes de classe. C’est en cette perspective qu’il mérite d’être diffusé et lu.

Social : Uune seule question peut résumer ce 16 decembre 2012 : où sont passés les milliers de biterrois qui manifestaient à répétition l’an dernier contre la réforme des retraites voulue par le MEDEF et portée par Sarkozy, Couderc et Aboud ? Soutenus dans leur actions par 70% des français si on accorde crédit aux sondages. Où étions nous ce 13 décembre ? Peut il y avoir d’issues à la crise du capitalisme sans intenses luttes de classe ? avant, pendant et après les élections. Rappelons nous qu’en 1936 les "congés payés" n’étaient pas au programme du Front populaire. Par quel miracle en sont ils devenus l’acquis emblématique ?

Françoise Péralta a quant à elle développé avec une grande rigueur la situation très dure – pauvreté, parfois misère - dans laquelle se trouvent tant de salariés (jeunes, temps partiels du commerce comme elle) chômeurs, précaires, retraités aux minimas. Sortir de la désespérance dans laquelle les enferme leur situation est l’enjeu central de ces deux élections et des luttes ! Cette perspective a largement contribué au débat.

Un échange fourni entre la salle et la tribune a permis entre autres de travailler plusieurs questions :

Les raisons de la menace Front National... articulation en péride de crise entre la capacité de ce parti d’extrême droite à surfer sur la colère, la concurence entre salariés, l’idée de Nation qu’ils tentent de récupérer et les abandons regrettables des communistes : Nation, cadre national de certaines productions, protections douanières possibles, construction avec les salariés d’une perspective optimiste, mobilisatrice de sortie de la crise... Nous avons donc deux responsabilités : ne laisser aucun terrain, montrer sans relâche la place, le rôle de ce parti d’extrême droite dans l’accentuation des violences du capitalismes.

L’état de crise du pays : Le caractère totalement artificiel de la dette, la profondeur de la crise industrielle, la nécessité d’avancer enfin avec force la perspective de réindustrialisation avec les enjeux énergétiques, d’autres utilisation et contrôles des investissements, des formations que cela comporte...

La question de l’abstention : Choix politique plus ou moins conscient de nombreux exploités pour dire leur défiance à l’égard de la droite mais aussi de la gauche. Le PS, les militants socialistes, Hollande en menant une campagne centriste tendant la main à Bayrou sur un programme compatible avec les intérêts du capital prennent une grave responsabilité ; à la fois de faire perdre la gauche comme en 2002 et, aussi risqué, de préparer un nouveau quinquennat d’accompagnement de la crise.

Nous sommes donc confrontés à forte partie. Le Front de Gauche et ses militants également ! Il y aura donc besoin d’un apport communiste de haut niveau. Le rassemblement, l’élargissement étant intimement lié. A Béziers, nous avons dans l’opposition municipale l’expérience d’une pratique de lutte avec le NPA, des perspectives existent.

Une bonne soirée électorale donc. Paul Barbazange a donc conclu sur l’appel sans ambiguïté de Pierre Laurent à FR3 de politiser le contenu de la campagne Front de gauche. Tout reste à faire, avec des perspectives de débats et de luttes. Dans ce cadre : un débat sur"l’Europe et l’euro" organisé le vendredi 6 janvierà 18h 30, 2 rue Voltaire à Béziers avec Alain Morin directeur de la revue économique du PCF et Marie Christine Burricand membre du Conseil national du PCF et secrétaire de section à Vénissieux.

Sans oublier une manifestation contre l’austérité et la misère organisée le samedi 21 janvier à Montpellier et un meeting électoral régional avec Jean Luc Mélenchon, le 8 février à Montpellier.

D’autres initiatives seront prises dans chacune des communes de la circonscription en fonction des possibilités. Une dizaine de "Programmes partagés" ont été vendus. La discussion s’est poursuivie autour d’un apéritif.


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